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Agriculture biologique

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Vin biologique

lundi 21 juin 2010

Pas de réglementation communautaire pour les vins bio


Il n’y aura de sitôt une législation européenne sur le vin biologique. Faute d’avoir d’avoir pu trouver un compromis avec une majorité d’Etats membres, Dacian Ciolos, le commissaire à l’agriculture, a renoncé le 16 juin à instaurer des règles pour créer un nouveau concept « vin biologique » jusqu’à présent exclu de la législation européenne. Un échec largement imputable à l’impossibilité de trouver un terrain d’entente sur la teneur en sulphites.

Discuté pendant plusieurs mois au Comité permanent de l’agriculture biologique, le projet de la Commission a été retiré de la circulation. « Je ne suis pas prêt à accepter un compromis sur les standards biologiques qui enverrait un mauvais signal aux consommateurs sur l’importance que la Commission attache à la politique de qualité », a fait valoir M. Ciolos pour justifier sa position. La Commission qui voulait imposer une limite pour la teneur en sulphites sensiblement plus basse que pour les vins traditionnels s’est heurtée à l’opposition d’un grand nombre d’Etats membres. Seule l’Italie, parmi les grands pays producteurs, semblait prête à accepter les limites voulues par Bruxelles (100 mg/l pour les vins rouges et 150 mg/l pour les vins blancs au lieu de respectivement 150 et 200 pour les vins traditionnels). « J’espère que l’industrie et la recherche pourront faire des progrès et que la Commission pourra revenir avec une proposition », a indiqué le commissaire à l’agriculture.
La demande croissante pour les vins biologiques et le fait qu’il y ait déjà de nombreux standards privés pour l’élaboration des vins sont deux raisons qui, selon les organisations professionnelles européennes, le Copa et le Cogeca, doivent inciter la Commission à relancer rapidement les négociations. « Les chercheurs, les producteurs, les Etats membres et la Commission ont travaillé durant plusieurs années pour définir des régles pour les vins biologiques et ces efforts constituent une excellente base pour une proposition », soulignent ces deux organisations. Jusqu’à nouvel ordre, seul le vin élaboré à partir de raisin biologique est commercialisé avec la mention « raisin issu de l’agriculture biologique ».



(AC)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.