Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »
La proposition de la Commission européenne de mettre en place un système d’équivalence entre certaines certifications environnementales ou des mesures agroenvironnementales et le dispositif de verdissement des soutiens du premier pilier dans le cadre de la réforme de la Pac a été bien accueillie par les États membres lors du Conseil agricole du 15 mai à Bruxelles. De nombreuses délégations se sont félicité des ouvertures de la Commission européenne pour donner plus de flexibilité aux États. « Je crois que ceux qui veulent un menu de mesures vont trouver un intérêt à notre proposition d’équivalence. Et pour nous, c’est l’assurance que les mesures de verdissement ne seront pas diluées », a indiqué le commissaire européen à l’Agriculture Dacian Ciolos. Mais, a-t-il prévenu, « trois conditions sont indispensables : que les mesures de verdissement soient au sein du premier pilier, que leur application soit homogène entre tous les agriculteurs au sein de l’Union européenne et que ces mesures s’appliquent sur l’ensemble des terres éligibles aux aides directes ».