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Agriculture biologique

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Union européenne

lundi 17 mai 2010

Le projet européen de réglement sur les vins bio divise les Etats membres


En dépit des réserves de plusieurs Etats membres, la Commission européenne envisage de solliciter le 18 mai le vote du comité scientifique de l’UE sur le très controversé projet de règlement sur les vins biologiques. Plusieurs Etats membres, en particulier l’Italie, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, ont des vues différentes de Bruxelles sur certains aspects de ce projet, en particulier sur le taux de sulfites (SO2) ainsi que sur certaines autres pratiques œnologiques. Le Comité européen des entreprises de vins (CEEV) estime, pour sa part, que l’approche de Bruxelles est « arbitrairement et exagérément restrictive ».

La Commission propose un taux en sulfite de 150 mg par litre pour les vins bio blancs et de 100 pour les vins rouges. L’Allemagne demande un seuil de 130 pour les rouges et de 180 pour les blancs. Cette position est soutenue par le Luxembourg, la Hongrie, Malte, les Pays-Bas, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, la Suède et le Royaume-Uni. Pour leur part, la France, l’Italie et l’Espagne souhaitent une limite de 120 mg pour les vins rouges vieillis. Ces pays réclament également l’inclusion de nouvelles substances comme le bisulfite d’ammonium et le betaglucanase (France), le lysozym (Italie) et l’acide sorbique (Espagne). Ces Etats membres veulent aussi être autorisés à appliquer d’autres pratiques œnologiques, telles que la desalcoolisation et l’élimination physique du SO2.
Par ailleurs, la limitation à 65 degrés du chauffage des vins constitue un problème pour certains pays produisant du vinaigre et du jus de raisin.
En cas d’avis négatif du comité scientifique, comme le prévoit la procédure, le dossier sera alors transmis aux ministres de l’Agriculture de l’UE qui auront trois mois pour se prononcer. Lors d’une rencontre avec le commissaire à l’agriculture, Dacian Ciolos, le Comité européen des entreprises de vins (CEEV) a estimé que l’approche de la Commission européenne est « arbitrairement et exagérément restrictive ». Selon le CEEV, « elle empêcherait la filière de produire des vins biologiques dans de bonnes conditions pour répondre à la demande des consommateurs en quantité et qualité satisfaisante », pénalisant les investissements réalisés par la filière dans la viticulture biologique depuis plus de 20 ans. La solution la plus raisonnable, fait valoir le CEEV, serait de rendre équivalents autant que possible les « vins biologiques » aux « vins issus de raisins biologiques » existant actuellement, a déclaré José Ramon Fernandez, secrétaire général du CEEV.



(AC)

lundi 17 mai 2010

Le CEVI veut préserver l’exception liée à la viticulture

La Confédération européenne des vignerons indépendants (CEVI) demande aux instances européennes de considérer le vin dans sa dimension essentielle, à savoir : « comme une exception culturelle européenne » Selon cette organisation, « la réforme de la Pac prévoit de mettre fin à la spécificité viticole revenant sur un particularisme de près de quarante ans ».
La CEVI regroupe les vignerons du Portugal, d’Espagne, de France, de Suisse, de Slovénie, du Luxembourg, d’Italie et de Hongrie.


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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.