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lundi 19 avril 2010

Lancement de la marque collective « Bio cohérence »


La filière bio a lancé officiellement la marque collective privée « Bio cohérence » le 12 avril à Paris. Son cahier des charges, écrit par la Fédération nationale de l’agriculture biologique, ajoute 60 critères à celui de Bruxelles.

La marque « Bio cohérence », un texte surmonté d’une petite feuille, fera bientôt son apparition dans les magasins, sans doute d’ici la fin de l’année, selon la Fnab. Dès 2007, quand Bruxelles a décidé de revoir le règlement bio européen, le syndicat a réfléchi – avec certains acteurs de la filière – à la création d’une marque privée dans l’objectif de maintenir le niveau d’exigence alors en vigueur.
Le cahier des charges élaboré par les professionnels impose le respect de 60 critères supplémentaires à ceux du réglement européen modifié en 2009. Parmi ces critères (qui seront certifiés par un organisme indépendant) : l’absence d’OGM (seuil de détection), l’interdiction de mixité des productions bio et non bio sur une même ferme, une alimentation animale 100% bio et majoritairement produite sur la ferme, la limitation à trois traitements allopathiques par an en élevage, des procédés de transformation respectueux de la matière première…

Résister aux pressions sur les prix
Les producteurs adhérents – mais également les transformateurs et distributeurs – respecteront également des critères environnementaux et sociaux. Celui de privilégier les approvisionnements de proximité par exemple et de rémunérer équitablement le producteur, les salariés… Ainsi la marque permettra de résister aux pressions sur les prix à la production – de la grande distribution notamment arrivée en force entretemps sur ce créneau –, incompatibles avec un haut standard de qualité.
Enfin, dès l’adhésion, les exploitations réaliseront un diagnostic global pour améliorer leurs pratiques à tous les niveaux.
En Allemagne, en Suisse, en Belgique, au Royaume-Uni, des marques bio détiennent des parts de marché importantes. « Bio cohérence » devrait passer des accords d’équivalence avec certaines d’entre elles, notamment pour les matières premières nécessaires aux industriels.
Les magasins partenaires Biocoop et Biomonde ont annoncé qu’ils donneront la priorité aux produits signés « Bio cohérence ».



(AFR)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.