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Agriculture biologique

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lundi 05 juillet 2010

Lait bio : forte croissance de la production prévue en 2011


La production française de lait bio devrait augmenter de 40% à 45% d’ici fin 2011. Même si la consommation est en hausse, l’accompagnement du marché est difficile, d’autant que les laits importés viennent bouleverser les équilibres, selon les témoignages des opérateurs présents lors du salon Tech and Bio Ouest.

La production nationale de lait bio a atteint 243 millions de litres en 2009 (+4% par rapport à 2008). Elle est collectée par 89 établissements auprès de 1150 producteurs dont 60% dans le grand Ouest. Une centaine d’établissements le transforment, en lait conditionné (27%) et en produits ultra-frais (près de 30%) surtout. Les laits de consommation bio ont gagné une vraie place parmi les laits de consommation dont ils détiennent 5% des parts.
Avec les élevages aujourd’hui en conversion, cette production devrait beaucoup augmenter d’ici à fin 2011 : de 40% à 45%.
« Après une période difficile en 2003/2004, on constate une réelle évolution du marché », explique Pascal Heutel, vice-président du groupe Eurial, basé en Poitou-Charentes. Le groupe veut accompagner le marché et fait partie de ceux dont les éleveurs changent de système. « Notre ambition est de doubler la production bio dans les trois ans avec plus 10 à plus 15 millions de litres de lait par an pendant 3 ans », poursuit le dirigeant.

Des prix difficiles à tenir en 2010

Comme les producteurs s’engagent à long terme en agriculture biologique, Eurial s’impose de leur trouver des débouchés.
Pascal Heutel exprime cependant « une inquiétude » : celle d’accompagner le développement du marché tout en valorisant le lait. « Nous essayons de tenir les prix définis avec les producteurs en 2010 mais cela est difficile », confirme Laurent Forray, responsable des relations agricoles de Triballat.« Nous ne maitrisons pas les volumes importés », confie Pascal Heutel.
« Le marché français est couvert à un tiers par les importations, soit environ 70 millions de litres », ajoute Laurent Forray.
L’Allemagne, le pays qui fournit les plus gros volumes à la France, pratique des prix plus bas.
« Le prix moyen payé en Allemagne va de 360 à 370 euros les 1000 litres. Les industriels en France l’achètent entre 410 et 420 euros les 1 000 litres. Si les gens qui font du commerce avec le lait bio ne font pas d’effort pour payer plus cher, cela peut entraîner une baisse des prix en France de 0,15 à 0,20 euro en 2010 », commente Laurent Forray.

Créer une marque de produits du territoire

Avec le développement de la production, le maillage des points de collecte a été amélioré et les coûts ont baissé. Mais ce n’est pas suffisant pour lutter contre la concurrence. Les industriels envisagent d’utiliser d’autres leviers. « Le consommateur attend des valeurs sociales, éthiques, environnementales et des productions locales. Il faut répondre à cet ensemble de valeurs », a estimé Laurent Forray.
Chez Eurial, on estime que la filière a besoin d’une marque sur les produits pour que les consommateurs puissent privilégier les laits de leur région. Une manière de se démarquer des laits bio MDD qui ne font pas de différences entre importations et produits locaux.
« Notre ambition est de récupérer les parts de marché des laits importés en communiquant sur la production locale. En effet, 100 millions de litres de lait vont arriver en conversion », estime Laurent Forray.
Outre-Rhin, la consommation de produits laitiers bio augmente également et la production nationale s’exporte moins. Une raison de plus d’espérer.



(AFR)

lundi 05 juillet 2010

1er Tech and bio dédié à l’élevage dans l’Ouest

Le salon Tech and bio, originaire de la Drôme, s’est tenu dans l’ouest de la France pour la première fois les 23 et 24 juin sous la houlette des chambres d’agriculture de la Loire, de Normandie et de Bretagne. Dédié à l’élevage, il a été installé sur les terres (20 ha) de la ferme expérimentale de Thorigné d’Anjou, près d’Angers. Objectif : le transfert des technologies de l’élevage bio à l’élevage conventionnel. Conférences et démonstrations se sont succédées sur 2 jours : démonstrations en plein champ de labours de surface, de binage et de désherbage mécanique de semis de céréales… car les fermes bio produisent une part importante de leurs aliments pour animaux. Des essais variétaux de céréales et protéagineux avaient été conduits sur place. Une fosse podologique permettait des explications agronomiques. Des informations étaient délivrées sur l’alimentation bio des élevages : bovins allaitants et laitiers, volailles, porcs, ovins et caprins. Leurs performances zootechniques et économiques étaient précisées et témoignaient de la durabilité et de la rentabilité de ce type d’élevage. 60 exposants présentaient matériel et fournitures. Enfin des ateliers thématiques et conférences par filière offraient d’en savoir plus. Le salon a accueilli 5 000 participants dont 80% d’agriculteurs conventionnels, selon les organisateurs. Il était doté d’un budget de 460 000 euros.



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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.