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lundi 26 juillet 2010

La Fnab invite la grande distribution à cesser la « guerre des prix »


La « guerre des prix » que se livrent les enseignes de la grande distribution sur les produits bio pourrait avoir des « conséquences destructrices » sur la filière, a mis en garde le 19 juillet la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab).

La Fnab rappelle dans un communiqué l’offensive récente d’Auchan, qui propose depuis mai 50 aliments bio à moins d’un euro. Elle a été suivie par une campagne publicitaire de Leader Price (groupe Casino) et par le lancement par Leclerc d’un site internet comparant les prix des produits bio dans différentes enseignes de la grande distribution.
« Si cette bataille commerciale est avant tout une opération publicitaire, elle s’appuie sur des mécanismes déjà subis par les paysans qui pourraient bien avoir des conséquences destructrices sur la filière bio », redoute la Fnab.
La « guerre des prix » commencée dans les années 70 « a profondément modifié le système agro-alimentaire » et débouché sur la « double concentration des fournisseurs et des distributeurs », rappelle-t-elle. « Voudrait-on aujourd’hui, à la faveur d’une nouvelle crise économique, appliquer cette stratégie implacable à la bio ? », s’interroge la Fédération.
Toutefois, cette stratégie n’est pas appliquée par toutes les enseignes et au niveau local, certaines contribuent à la « structuration de filières durables assurant une juste rémunération des producteurs », précise son président Dominique Marion. Les grandes et moyennes surfaces distribuent aujourd’hui 45% de l’alimentation biologique. En pleine expansion (+15% de croissance entre 2008 et 2009), le marché du bio demeure toutefois marginal : les ventes en 2009 ont été estimées à 3 milliards d’euros, soit moins de 2% de la consommation alimentaire des ménages français.



(AFR avec l’AFP)

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La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.