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Franche-Comté :

lundi 31 mai 2010

Des conversions au bio au secours de la qualité de l’eau


L'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse encourage par une convention les producteurs céréaliers à se convertir à l'agriculture biologique afin de retrouver une bonne qualité des eaux de captage. Les points de suivi des eaux ont très majoritairement montré une pollution par les pesticides, selon l'Agence.

Interbio, association interprofessionnelle de l'agriculture biologique de Franche-Comté, installée à Besançon, a signé le 17 mai avec la coopérative Interval et l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse une convention « pour le développement des grandes cultures en agriculture biologique en Franche-Comté ». A la suite d'un appel à projet lancé par l'Agence de l'eau sur ce thème, Interbio, qui a été lauréate, recevra une subvention de 250 000 euros pour réaliser une sensibilisation active à l'agriculture biologique (un technicien accompagnera les projets de conversions) et associer à la démarche la première coopérative céréalière de la région, Interval. Celle-ci sera sollicitée pour sécuriser les débouchés et valoriser les productions.
« L'objectif est d'informer les agriculteurs conventionnels à dominante céréalière situés sur les zones de captage d'eau, des réalités de l'agriculture biologique et ainsi de susciter des conversions », a expliqué Christelle Triboulot, responsable du projet à Interbio.

Convertir 7000 ha en 3 ans
L'Agence de l'eau, a pris cette décision en constatant que « les pratiques céréalières ont une influence significative sur la qualité de l'eau des zones de captage » selon les termes d'un communiqué. « Les pesticides constituent l'une des principales sources de pollution des eaux des bassins Rhône-Méditerranée et de Corse », précise l'Agence de l'eau.
D'autre part, la demande en produits biologiques est en plein essor. « En développant les filières céréalières Bio de Franche-Comté et en incitant les agriculteurs à la conversion en agriculture biologique, ce projet contribue à la restauration de la qualité des eaux tout en maintenant une activité agricole locale forte, en cohérence avec la demande croissante de céréales issues de l'agriculture biologique », souligne Philippe Clapé, délégué régional de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée et Corse.
L'objectif de l'Agence est de convertir 7000 ha dans la région d'ici trois ans et de réaliser l'objectif fixé par Bruxelles d'atteindre un bon état écologique des eaux d'ici 2015. En effet, 82% des points de suivi « eaux souterraines » et 94% des points de suivi « cours d'eau » ont présenté en 2008 une contamination par les pesticides, précise l'Agence. Et quelque 220 captages en eau potable sont dégradés par les nitrates dont 74 en Bourgogne et en France-Comté.



(AFR)

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