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lundi 30 août 2010

Conversions : les régions manquent de budgets, selon FNE


Le succès des conversions à l’agriculture biologique posent problème selon France nature environnement (FNE). L’association, qui a enquêté dans plusieurs régions, déclare que le montant des aides serait réduit dans certaines d’entre elles, des dossiers refusés dans d’autres.

La tendance 2009 se confirme en 2010 : les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à vouloir se convertir à l’agriculture biologique dans toutes les régions de France et dans toutes les productions. Mais, selon un communiqué de FNE daté du 5 août, le budget alloué aux conversions « s’essouffle ».
« D’après nos informations, selon les régions, 15% à 25% des demandes de conversions risqueraient de ne pas être honorées, faut de budget disponible », a déclaré Marie-Catherine Schulz, chargée de mission agriculture à FNE.
L’association a interrogé différentes régions pour faire le point. Elle a appris qu’en Pays de Loire, 333 nouvelles demandes de conversion ont été déposées (estimation au 30 juin) représentant un total de 14 807 ha et un besoin de financement de 12 689 501 euros. Elle concerne les prairies, les cultures annuelles, légumières, le maraîchage, l’arboriculture et la viticulture. Pour faire face à cette demande, « l’administration aurait élaboré une maquette de financement déclinant deux scénarios qui conduisent à financer, le premier 75%, et le second 81% du besoin en conversions », précise FNE. En Rhône-Alpes, 10 000 ha seraient déjà convertis au 15 mai, avec un besoin en financement de 9 millions d’euros alors que l’enveloppe prévue s’élève à 7 millions d’euros. Dans la région Centre (Loiret), des dossiers auraient été refusés en raison de l’insuffisance des moyens.
« Il serait totalement inacceptable que les conversions soient freinées par le manque de crédits. La France s’est engagée à tripler les surfaces en bio, elle doit maintenant trouver les moyens nécessaires pour mettre en œuvre cet engagement », insiste Jean-Claude Bévillard, responsable des questions agricoles à FNE.
L’association demande au ministre de l’Agriculture de trouver une solution à l’ensemble des demandes de conversions.



(AFR)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.