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lundi 10 mai 2010

Biocoop : un logo pour signer des produits issus de filières courtes françaises


Biocoop, coopérative de consommateurs et réseau de 320 magasins, a présenté le 4 mai à Paris ses filières françaises de production biologique portant le logo « Ensemble pour plus de sens ». Elles sont le fruit d’un partenariat entre 600 producteurs bio, des transformateurs et les magasins Biocoop. Elles fournissent 20% des produits alimentaires vendus dans les magasins. Le prix de vente à la production n’est pas imposé aux producteurs mais négocié avec eux.

«Nous souhaitons que la croissance des ventes des produits bio profite à une agriculture locale et pérenne. Pour cela, il faut être présent auprès des producteurs », a expliqué Patrick Colin, directeur du pôle filières et produits de Biocoop.
Le réseau de magasins a élaboré une charte de développement de l’agriculture biologique avec l’objectif de « gagner des hectares au plus près possible des magasins », selon Patrick Collin. En échange de règles plus exigeantes que le cahier des charges européen (exploitations 100% bio, pas de serre chauffée en fruits et légumes, exclusion de certaines semences proches des OGM, règles spécifiques de fertilisation du sol, précaution en cas de voisinage non bio, taille limitée et autonomie alimentaire des élevages …), Biocoop s’engage sur l’achat de volumes de produits à un prix négocié avec les producteurs, qui leur garantit un revenu (contractualisation). Des filières courtes « tripartites » ont ainsi été créées à partir de l’an 2000 entre les producteurs bio français, les transformateurs et le distributeur Biocoop (320 magasins, 16% des ventes de produits bio en France).

600 agriculteurs engagés dans la démarche
Les productions respectant cette charte portent le logo « Ensemble pour plus de sens ». Après 10 ans de développement, quelque 300 produits portent ce logo et réalisent 8% du chiffre d’affaires de la coopérative Biocoop qui était de 240 millions d’euros en 2009. Ils proviennent de 600 producteurs regroupés dans 23 groupements de producteurs dans quatre filières agricoles (fruits et légumes, céréales et légumineuses, viande et lait). Les produits portant le logo ont vu leur croissance multipliée par deux en 2009.
« Le logo “Ensemble pour plus de sens” signe 20% des produits agricoles français vendus dans les magasins Biocoop », précise Serge Le Heurte, responsable des filières végétales au sein du réseau.
Biocoop veut de plus en plus donner la priorité à ces filières. Pour cela, le réseau apporte une aide aux conversions à travers un fonds d’avance de trésorerie nommé « défi bio ». Sur chaque litre de lait vendus dans les magasins, 3 centimes sont collectés pour favoriser les conversions laitières. Aujourd’hui, 40% des produits alimentaires vendus en magasins Biocoop sont importés. 30% de ces importations ne peuvent être évités (produits tropicaux…). La part produite en France peut cependant s’accroître encore de 10%. C’est l’objectif que s’est fixé le réseau.



(AFR)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.