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Budget agricole européen

lundi 26 juillet 2010

265 millions récupérés auprès de dix Etats membres


La Commission européenne a décidé le 16 juillet de récupérer auprès de dix Etats membres, du Royaume-Uni surtout, un total de 265,02 millions d’euros de dépenses agricoles qui ont été effectuées de façon non conforme aux règles communautaires ou qui n’ont pas été contrôlées de façon adéquate. Ce montant sera reversé au budget de l’UE.

Les pays concernés sont l'Autriche, le Danemark, la Finlande, l'Allemagne, la Hongrie, le Luxembourg, la Slovaquie, la Slovénie, l'Espagne et le Royaume-Uni. Pour ce dernier, la correction financière s’élève à plus de 223 millions :
– 137 millions d'euros liés, en Angleterre, à des lacunes dans le système d'identification des parcelles, les procédures de contrôle et l’analyse du risque ainsi qu’à un calcul incorrect des aides à l’hectare et des sanctions ;
– 52,4 millions d'euros dus notamment à un contrôle insuffisant des bénéficiaires des aides à l’hectare, en Angleterre également ;
– 33,7 millions d'euros liés, en Irlande du Nord, à des faiblesses dans le système d'identification des parcelles et dans l’application des sanctions.
11 millions d’euros sont par ailleurs récupérés auprès de la Hongrie qui n’a pas appliqué correctement les règles pour fixer le prix d’achat de sucre blanc à l’intervention.
Les autres corrections financières d’une certaine ampleur concernent l'Allemagne (6,9 millions d'euros pour contrôles insuffisants dans le secteur des fruits et légumes), le Danemark (3,8 millions d'euros dans le domaine du développement rural), la Slovénie (2,3 millions d’euros pour des insuffisances dans le contrôle des mesures agri-environnementales et des dispositions en faveur des zones moins favorisées) et la Finlande (programmes de développement rural).



(FXS)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.